Chronique #02

BenNasr AlGhandour – Le bruit isole (Autoproduction)

Derrière BenNasr AlGhandour se cache un duo parisien qui oeuvre apparemment depuis 1998 dans une frange math – punk avec des titres à la con. Oui, ça te rappellera forcément un autre duo avec un nom et des titres de morceaux à la con.

D’ailleurs, et c’est bien là le principal reproche qu’on leur fera, l’ombre de Pneu plane sur eux durant les 5 titres composant cet EP. Reste que Le bruit isolé s’écoute sans déplaisir et peut même s’avérer assez grisant pour les amateurs. «Peck», la première piste, est une bonne introduction : rythme à la fois saccadé et effréné, le riff est efficace et fera plaisir aux amateurs de Marvin… La suite sera globalement du même tonneau, en mode «fast & furious » avec quelques ralentissements sur «Révolution de caillou» notamment.

Bref, voilà un mini – album qui ne paie pas de mine mais qui fait son petit effet. Et on terminera par un poncif de la chronique : le genre prenant tout son ampleur en concert, on vous conseille vivement d’aller tâter du décibel en live.

Cactus – W-FENEC Mag #11

Chronique #01

BENNASR ALGHANDOUR « Le bruit isole » (Autoproduction)

Nous avons ici affaire à un duo. A la première écoute ça me semblait partir vers ce fameux courant math machin qui parfois me faisait hérisser le poil à grand coup de circonvolutions dures à suivre. L’avantage de Ben Nasr Alghandour, car il y en a un, c’est que tout ça est largement transformé, complété, amélioré par un versant noïsy. Celui-ci les amène vers des formations comme Chick Peas à une époque, de la continuité dans une nouvelle version. Du coup les répétions, la frénésie en forme de spirale passe bien, le son est intense, soutenu, on bouffe de la vitamine, on boit de la caféine. Peu importe les break, les changements de rythmes, ces expérimentations toujours radicales, on rentre dans le trip, on casse du riff comme des damnés. J’imagine qu’avec ½ heure d’un tel show on doit être vanné. Je garde tout mais surtout« Peck », « Look like flies from afar » et« Cyclothymia is not a cloud », un sacré trio de morceaux pour un duo qui semble foncer tête baissée emportant tout sur son passage avec une certaine dose d’hystérie.

Yan Kerforn – FANZINE CAFZIC FEVRIER 2014